Conseil Municipal du 28 février : Le pire n’est jamais certain, sauf à Villejuif !

Mercredi 28 février, le 4ème Conseil Municipal de l’année 2018 s’est réuni suite au défaut de quorum du Conseil précédent (cf. notre article sur l’absentéisme des élu(e)s de la majorité).

Une fois de plus la majorité à décidé de tenir ce Conseil dans des conditions totalement indignes des valeurs de notre république. Florilège…

11 élu(e)s de la majorité une fois de plus absents, dont le maire !

M. LeBohellec (pour la 2ème fois depuis le début de l’année !), M. Monin (qui n’a siégé à aucun Conseil en 2017 comme en 2018), Mmes Ouchard, Arlé et Yapo  et Mrs Bounegta, Bokreta, Yebouet, Lecavelier, n’avaient pas jugé utile de se déplacer (à noter que M. Carvalho lui n’est resté qu’une 1/2 heure).

Secrétariat de séance refusé à l’opposition :

Il est pourtant du bon usage républicain, dans toutes les communes de France, que d’alterner entre majorité et opposition le secrétariat de séance. Alors que M. Perillat-Bottonet (PCF) s’était proposé, Mme Obadia (qui se substituait au maire) à décidé de confier le secrétariat de séance à M. Obadia ! (no comment)

Refus (initial) de la majorité de présenter les pouvoirs de vote :

Depuis de nombreuses semaines, et devant les irrégularités de la majorité ayant déjà tenté de produire des faux lors du du Conseil Municipal de Juin 2017 notamment, cf. notre article : Élection frauduleuse des grands électeurs, les groupes d’opposition ont tous demandé à pouvoir vérifier la validité des pouvoirs des nombreux élus absents de la majorité.

Devant autant de mépris de la démocratie, il a fallu qu’une adjointe de la majorité menace de quitter la séance pour que le Directeur de Cabinet du Maire, M. Antoine Diers, (fervent supporter de Laurent Wauqiez) finisse par être contraint de tendre les précieux sésames…

Encore des illégalités…

Oh surprise ! non seulement les membres de l’opposition Natalie Gandais, Franck Perillat-Bottonet, Paulo Nunes et Philippe Vidal, mais également l’adjointe aux affaires Juridiques, elle-même, Laurence Loudière, n’ont pu que constater que :

  • le pouvoir, soit-disant laissé par le maire, était absent !
  • 3 pouvoirs (ceux de Mrs Bounegta, Bokreta et Lecavelier) n’étaient pas conformes à l’article 14 du Règlement Intérieur du Conseil Municipal car non datés !
  • pire, sur celui de M. Bounegta, Mme Dumont-Monnet n’a même pas pris la peine d’utiliser un stylo de la même couleur… ! (il suffit de cliquer sur la photo)

Qu’à cela ne tienne, le grand républicain M. Obadia décréta que « le Règlement Intérieur ça ne sert à rien » (dixit !), et intima l’ordre à son épouse et 1ère adjointe, Mme Obadia de poursuivre la séance, comme si de rien n’était…. ben voyons !

La majorité incapable de répondre aux questions…

Depuis de trop nombreux conseils, aucune réponse n’est apportée aux élu(e)s.

Nous avions donc recensé l’ensemble de nos questions posées lors des Conseils précédents en 2018 pour les soumettre via le dispositif des questions orales tel que définit à l’article 35 du Règlement Intérieur du Conseil Municipal (c’est en page 15).

Cliquer ici pour retrouver l’ensemble de ces questions (il y en a 50 !) dont nous publierons les réponses que nous ne manquerons pas d’obtenir, puisque même si d’après M. Obadia, « le Règlement Intérieur ça ne sert à rien ! », gageons qu’il n’en sera pas de même de la loi !

Cf. à ce sujet la réponse apportée par le Ministère de l’intérieur sur l’obligation de laisser poser des questions orales lors des séances du conseil municipal, et d’y répondre ! .

Un final en apothéose, M. et Mme Obadia décident de clore la séance….

Contre tout respect des valeurs de notre république, et sous la pression de son mari, Mme la 1ère adjointe a décidé de clore la séance du Conseil, sans laisser les groupes de l’opposition exposer leurs questions orales.

Il suffit pourtant de lire l’article L. 2121-19 du code général des collectivités territoriales qui dispose que « les conseillers municipaux ont le droit d’exposer en séance du conseil des questions orales ayant trait aux affaires de la commune », et que le droit de poser des questions orales en séance est reconnu à chacun des conseillers municipaux (tel que rappelé par le ministère de l’intérieur).

Comme quoi le pire n’est jamais certain, sauf avec cette majorité !

Publicités

Poster un commentaire, une réaction, une proposition ...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s