Bourse du Travail : incompétence ou mensonge de la majorité ? (voire les 2 !)

Impossible en ce début d’année de passer à coté de la communication du maire sur le rejet du Pourvoi en Conseil d’État des syndicats s’agissant de la Bourse du Travail

Site Web de la ville, page Facebook, mail adressé à tous les élu(e)s, communiqué de presse….

Tous les moyens de communication sont bons…

Jusqu’à brandir un courrier comminatoire adressé au Préfet lui enjoignant de recourir à la force publique afin d’expulsion de la bourse du travail des syndicalistes extrémistes (tel que dans le texte !).

Ce courrier au ton quasiment irrévérencieux vis à vis de l’autorité préfectorale assène, sans aucune gêne, que le Conseil d’État aurait « confirmé pleinement la décision initiale de pouvoir recourir au concours de la force publique » pour faire expulser la Bourse du travail (!)

Mais qu’en est-il exactement ?

Rappel : au beau milieu de la trêve estivale, (cf. notre article « basse œuvre de l’été »), le maire et sa majorité ont demandé au juge des référés de Melun l’autorisation de recourir à la force publique afin d’expulsion la bourse du travail : (cf. ci dessous extrait de la demande)

 

 

Or le juge des référés en a décidé autrement, et a même explicitement débouté le maire de cette demande : « ces conclusions ne peuvent qu’être rejetées »

 

 

 

 

Mais qu’est-ce donc que cette communication de la majorité municipale qui cherche à faire croire que le Conseil d’Etat lui « aurait » donné pleinement raison sur ce point ?

Incompétence, mensonge ou les 2 cumulés …. ?

  • soit le maire et sa majorité ne savent pas lire les décisions de justice ?
  • soit cette majorité continue de mentir, voire de se mentir ?

On vous laisse juge…. !

 

Une pièce de plus au dossier de Faux et usage de Faux.

Quoiqu’il en soit, toute cette communication outrancière ne va pas manquer d’alimenter le dossier déposé auprès de la Procureure de la République par 21 élus d’opposition pour faux et usage de faux en écriture par personne dépositaire d’autorité publique, et comme leur avait signalé la Sous Préfète elle même, cela ne relève plus du délit, mais de crime et donc passible des assises…

à suivre donc…, mais force est de constater que plus rien n’arrête cette majorité qui ose désormais tout ! (pour paraphraser Michel Audiard Les Tontons flingueurs / 1963)

 

 

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