Dialogue Social en panne… Philippe VIDAL répond aux interrogations légitimes des Représentants du Personnel

Suite à une interpellation directe des représentants du personnel de la mairie et du CCAS de Villejuif au CT et CHSCT, Philippe VIDAL répond aux organisations syndicales :

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Monsieur,

J’ai bien pris connaissance de votre courrier d’interpellation. Je suis, sachez-le, honoré que vous repreniez mes propos tant – avis que vous semblez partager – il est parfois difficile de se faire entendre  au sein de cette municipalité, allant même parfois à devoir passer par médias interposés !

Je vous confirme bien évidemment mes propos sur la nécessité d’une communication et de concertations fréquentes mais avant tout d’un rapport aux agents respectueux.

Au préalable, je tenais à clarifier certains points. En premier lieu, être dans une majorité municipale n’implique aucune proximité particulière avec quelconque personne sinon qu’une communauté programmatique minimale. Permettez-moi également de vous faire part de mon étonnement quant à votre vision selon laquelle je représenterais le maire au Comité technique. Je prendrai néanmoins pour la forme votre remarque avec toute la bonne foi qui en caractérise la formulation : les membres du collège employeur ne sont soumis à aucun mandat impératif et en aucun cas tenus de rendre compte de leurs positions ; ils n’en demeurent pas moins comptables de leurs actes et positions devant les citoyens, leurs convictions et leur groupe politique ainsi que devant les agents municipaux.

Ma conception qui est confirmée par le droit, et que vous feignez peut-être d’oublier, est que le maire est élu par le Conseil municipal, aussi est-ce ce dernier qui représente cette honorable assemblée et, partant, ses membres et non l’inverse.

Sur le point de votre interpellation liée à la qualité du dialogue social, mon sentiment est en effet  qu’il n’est pas aisé, les causes en sont multiples mais je ne peux évidemment qu’en souhaiter une amélioration. Une des voies – mais surement pas la seule – passerait sans doute

  1. par le respect des champs de délégations de chaque adjoint
  2. par une collaboration et une implication accrues entre les différentes composantes du collège dont je suis membre.

Mais plus que tout, je serais d’avis que sur certains des dossiers, les orientations initiales intervenant en amont de la saisine de la présidence des instances, répondent à des objectifs judicieusement muris et partagés au sein de l’exécutif.

Concernant les recrutements, je laisserai aux élus mandatés pour formuler les orientations sur cette question, la responsabilité de leurs orientations. Sous réserve bien sûr, qu’elles respectent tant le cadre juridique afférent que les considérations de respect des agents et du souhait exprimé de ces derniers de s’engager sur la durée au service de notre ville. Sur la quantité d’embauches, néanmoins, je ne pourrai que vous répondre que nos services tablent sur un taux de réalisation de nos dépenses de personnel se montant à 97% à la fin de l’exercice. Si ce poste ne peut servir de variable d’ajustement pour équilibrer l’ensemble des sections, je me permettrai néanmoins de vous indiquer qu’il ne s’avère à mon sens pas souhaitable de l’outrepasser, eu égard à ma responsabilité aux finances de cette ville. Je peux à souhait bien entendu vous faire partager les éléments de prospective et autres considérations bassement comptables mais incontournables inhérents à cette question.

soufrance-stress-au-travailEnfin, pour ce qui concerne le traitement des agents, je me suis exprimé avec mon groupe et maintient cette position faite en réponse à une certaine « lettre des 17 » malheureusement non condamnée par l’Autorité territoriale : au-delà du respect des personnes, la transparence et l’équité dans le traitement des agents et la gestion des carrières m’apparaissent non négociables. A la suite d’alertes que j’ai prises très au sérieux, il m’a été donné d’appeler avec l’adjointe aux ressources humaines à ce que soit mise en place une enquête. Malgré mes relances, l’autorité compétente de notre collectivité n’a pas jugé bon d’y donner suite, ce que je déplore là aussi. Néanmoins, je m’efforce dans mon rapport quotidien avec les services de garder en tête ces attendus. Cette coupure avec l’exécutif, ce climat anxiogène, j’ai pu m’assurer de sa réalité lors des présentations qui nous ont été faites lors de la séance à laquelle vous faites mention. Si j’appelle de mes vœux la poursuite du plan de prévention des risques psychosociaux, j’estime en effet que les réponses ne pourront s’arrêter là. Aussi, pour ces motifs sachez que je peux me rendre aussi disponible que possible pour, dans le cadre de mes responsabilités, contribuer à réfléchir, initier et porter toute mesure qui sera jugée pertinente.

Veuillez, Monsieur, vous assurer de toute ma considération pour le travail que vous menez en collaboration avec vos collègues élus.

Philippe VIDAL

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