Conditions de Travail des Agents : Sérénité et Travail en profondeur font plus que Polémiques et Politique Politicienne

CP Conditions de TravailLe communiqué de presse signé de quelques élus municipaux d’opposition et départementaux relatif aux conditions de travail et relayé dans le Parisien de ce jour m’interpelle particulièrement, en tant qu’adjointe en charge du personnel et Présidente des instances.

La pertinence de la méthode d’une part et de « l’analyse » faite, d’autre part, me navrent.

La dimension essentiellement politicienne d’une telle démarche ne fait aucun doute au regard des signataires. Je regrette ainsi la mise sur la place publique d’une préoccupation ancienne, et déjà à l’ordre du jour de l’agenda municipal, à savoir la situation au travail d’agents de la ville.

Pour autant, cette question demeure traitée en toute transparence dans les instances d’échanges appropriées et fait l’objet d’un travail et de propositions qui ne sauraient être traitées qu’en profondeur et sur le long terme, même si des mesures commencent déjà à s’appliquer : amélioration de la gestion des reclassements, une politique de formation mieux abondée et plus pertinente, recrutements d’un agent conseiller prévention, d’une psychologue du travail et d’une assistante sociale prévus ou en cours.

A l’heure actuelle, un travail d’identification et un plan de prévention des risques psychosociaux démarre et mobilise les agents, les représentants et les élus pertinents.
En faire une question d’actualité politique, ainsi que s’y emploie ce communiqué, ne peut qu’accentuer les difficultés de résolution de ce sujet qui, dans son traitement et son analyse s’avère plus complexe que ne veulent le faire croire les signataires.

Ce diagnostic d’une causalité essentiellement politique est d’autant moins bienvenu et contre-productif, que l’analyse des ressorts et des causes d’un malaise, certes réellement ressenti par certains agents, implique d’être menée dans un esprit de modération et d’objectivité.

sante au travailLes rapports de la médecine du travail et de la psychologue sont des éléments essentiels de ce travail mais appellent désormais un examen approfondi par service à coupler avec les impératifs d’organisation et de conditions de travail, de relations hiérarchiques, sans écarter pour autant la question de l’articulation avec le politique.

Aucune piste ne doit être occultée pour traiter d’une question qui ne date pas de 2014 à Villejuif même si elle peut avoir évolué.

Encore une fois, je ne peux que regretter cette vindicte avant tout politique ainsi que le risque qu’elle comporte d’une mise en péril du travail de diagnostic et de réponses associées.

Plus encore, elle risque de rendre plus effectif le malaise relevé en décourageant le travail dont chaque agent, et chaque élu, en responsabilité, doit se sentir prêt à accomplir pour surmonter les défis posés.

Avec les moyens dont dispose la ville, j’en appelle donc à retrouver de la sérénité sans confusion des genres, sans alarmer ou minimiser la situation et à ce que chacun reste à sa place sans chercher à compromette d’avance les efforts entrepris.

Les agents peuvent compter sur ma vigilance et ma détermination à ce que cette question de leurs conditions de travail soit, comme depuis le début de mon Mandat, au centre de mes préoccupations.

LoudièreLaurence LOUDIERE
4e adjointe
Ressources humaines,
Affaires générales,
Affaires juridiques,
Moyens logistiques

 

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