DOB : L’intervention des élus VillejuifNOTREville

Photo DOB« Le groupe VillejuifNOTREville remercie Philippe VIDAL, Adjoint Chargé des Finances de nous avoir présenté les grands enjeux de ce Débat d’Orientation Budgétaire. Il apparaît clairement que le débat qui se tient aujourd’hui se déroule dans une situation générale qui apporte des contraintes nouvelles. Nous comprenons que c’est dans ce contexte particulier que la nouvelle Municipalité devra naviguer tout au long de la mandature, avec pour objectif de garantir un service public de qualité, sans modifier la part communale des impôts locaux.
Aujourd’hui, l’approche des contraintes financières externes a changé. Il ne s’agit plus de croire que les contraintes externes sont le diable que nous combattons; mais il s’agit de mieux les appréhender, mieux appréhender ce qui s’impose à nous pour mieux en tenir compte, ce qui permet d’avoir une gestion responsable des deniers publics, fussent-ils moins nombreux que ce que nous souhaiterions.

Ce premier Débat d’Orientation Budgétaire de la nouvelle Municipalité est par définition un débat, c’est à dire un échange. Celui-ci nous donne l’occasion de présenter publiquement les grandes orientations de la nouvelle politique municipale ; il permet de tracer la mise en place des nouveaux services attendus par les Villejuifois, et il dessine les grands projets qui sont élaborés avec la volonté d’anticiper les besoinsBudget Communal auxquels il faudra répondre, et qui permettront d’offrir une vision ambitieuse portée sur l’avenir.

Pour les deux sections du budget, le fonctionnement et l’investissement, il nous faut être à l’équilibre, c’est à dire que les recettes doivent être égales aux dépenses. Section Fonctionnement

Pour la section de fonctionnement, il n’est pas possible de recourir à l’emprunt. Or, le Pacte de responsabilité et de solidarité engagé par le Gouvernement engendre une baisse des dotations de l’État aux collectivités locales. En 2015, pour Villejuif les recettes de fonctionnement devraient s’élever à 83,4 millions d’euros, soit une baisse de 3,4 millions par rapport à l’année précédente. Voilà pour la contrainte externe sur le volet recette. Sur le volet dépense, nous faisons face à d’autres contraintes: nous avons par exemple les augmentations de masse salariale résultant de dispositions réglementaires qui s’imposent à toutes les collectivités. Ce qui reste entre les recettes et les dépenses contraintes, le peu qui reste entre les deux devrions-nous dire, constitue l’espace disponible pour construire les choix politiques de la majorité municipale pour la section de fonctionnement.

Parmi les priorités affichées, les nouvelles activités périscolaires, les fameuses « NAP », seront mises en place à l’automne 2015 dans toutes les écoles de Villejuif ; en conformité avec notre vision de la politique éducative, il a été décidé que ces activités seront gratuites pour tous.

Dans la section investissement, en dépit d’un contexte budgétaire tendu, les choix opérés dans le cadre Section Investissementdu Plan pluriannuel d’investissement (le PPI) permettront de réaliser des projets d’ampleur. Pour ne donner que quelques exemples: de nouveaux locaux scolaires comme l’agrandissement de l’école Jean-Vilar d’ici la rentrée 2016 ; un nouveau groupe scolaire sur le terrain des Réservoirs de la Ville de Paris à l’horizon 2019, des équipements sportifs comme la nouvelle construction face au collège Karl-Marx, ou les travaux au complexe Guy-Boniface, et des équipements culturels avec la poursuite de la modernisation du Théâtre Romain-Rolland.

En conformité avec notre sensibilité politique, nous affirmons aussi notre volonté de traiter en priorité l’accessibilité des bâtiments publics pour les personnes à mobilité réduite, de moderniser le service public local en dématérialisant les démarches avec une meilleure «e-administration », d’adopter très prochainement un plan ambitieux pour le numérique à l’école, et d’améliorer des équipements médicaux des Centres municipaux de Santé. Pour ajouter à tout cela, dans le même esprit, l’Adjoint aux Finances vient de nous faire part de la sanctuarisation des budgets pour le sport, pour le CCAS, et pour les actions de santé. Pour une ville plus verte, nous continuerons les actions de sensibilisation au Développement Durable; parallèlement, tous les travaux entrepris s’effectueront dans une logique de développement durable, d’amélioration des performances énergétiques et de réduction de l’empreinte écologique de la Ville sur l’environnement, en privilégiant un cadre de vie de qualité pour tous.

D’une manière générale, la nouvelle politique municipale vise à renforcer l’attractivité de la Ville, en matière de propreté, de tranquillité publique, de développement économique, d’amélioration du cadre de vie, d’entretien et de construction d’équipements publics et d’offre éducative.

En conclusions, le groupe VillejuifNOTREville partage les orientations budgétaires présentées par l’Adjoint aux finances car elles sont en conformité avec notre sensibilité politique ; ces orientations déclinent de manière concrète notre volonté politique de faire de Villejuif une ville plus propre, une ville plus sûre, une ville plus verte, une ville plus riche, et une ville plus belle. »

Alain LECAVELIER

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1 commentaire

  1. Mais où diable est donc passée la ligne « épargne nette »? C’est vrai, elle est négative!
    Il n’y a donc pas d’autofinancement dégagé. Par conséquent, habilement vous l’avez enlevée! Bonjour la Transparence! Tellement transparente, qu’elle n’y est pas! Pourquoi? On ne sait pas?
    Et le fil de l’eau s’avère particulièrement sévère pour votre gestion (au bout d’un an, c’est terrible quand même) puisque les tableaux modifiés (entre les deux conseils) pour les besoins de votre propagande, montrent une lente mais sûre dégradation de l’épargne de gestion, de l’épargne brute et enfin de l’épargne nette. Vendre environ 18 millions d’euros de patrimoine en 2 ans (un record!), c’est réduire la richesse collective de tous les habitants (à laquelle ils ont contribué pendant des décennies via l’impôt notamment) mais ça ne permettra pas pour autant d’améliorer durablement la structure budgétaire de la ville : la ville brade son patrimoine sans pour autant utiliser les recettes des cessions pour rembourser de façon anticipée la Dette! C’est une stratégie de court terme (fusil à un coup, on ne peut vendre qu’une fois) et d’affichage pour pouvoir dire qu’on emprunte moins qu’on rembourse, ce qui est faux puisque vendre le patrimoine revient à s’endetter à l’envers : la charge étant les dépenses de fonctionnement induites par les nouvelles constructions sur les terrains cédés! Toute cette construction bancale et précaire est fondée sur une idéologie scabreuse qui fait de l’endettement une charge alors qu’il est avant toute chose un moyen socialement efficace (surtout en période de taux historiquement bas) de financer les infrastructures publiques de long terme (écoles, crèches, gymnases, etc.) que la ville devra mettre à la disposition des habitants conformément à ses obligations!
    C’est aussi une stratégie d’hyper-croissance démographique portée à bout de bras par une volonté très politicienne de changer la sociologie de la ville: le nombre d’habitants ne va cesser de croître (jusqu’où d’ailleurs, que font les « Verts »?) dans les prochaines années, compte tenu des cessions de développement (cession de terrains) à des promoteurs immobiliers qui vont bétonner la ville et accentuer une pression démographique qui n’en avait pas besoin (Villejuif est déjà la ville la plus dynamique du 94). Comme pour l’audit (qui a fait pschiiiiiit), ces documents budgétaires n’ont pas été élaborées en tenant compte de l’ensemble des paramètres et notamment de la politique d’aménagement de Franki-ki! Ils contiennent donc en eux mêmes les graines d’une politique qui ne dit pas son nom (non transparence pour le coup là): sacrifier le présent (le service public local qui constitue une politique de redistribution ) et surtout obérer durablement l’avenir de la ville en bradant son patrimoine sans avoir les moyens réels de soutenir demain financièrement la croissance démographique que ces cessions induiront.
    La hausse des impôts locaux ne sera que la seule voie de salut pour des élus qui croient dans l’austérité gouvernementale sauf quand elle réduit leurs dotations (c’est assez drôle ce tour de passe passe hypocrite au passage!). Vidal et des ex modem qui se plaignent de l’austérité budgétaire du gouvernement Valls, alors qu’ils y sont favorables en privée, c’est juste à mourir de rire (un peu de cohérence que diable?)!
    Les Villejuifois auront donc en l’espace de 2 ans perdu une partie de leur patrimoine commun, auront vu leur service public réduire ses prestations à leur endroit et de surcroît ils auront à contribuer davantage tant sous la forme de paiement des prestations (« révisions des grilles tarifaires ») que sur leur contribution inscrite au bas de leur feuille d’impôts locaux . Il sera alors bien temps d’invoquer la problématique des emprunts dits toxiques, pour justifier avec force propagande et à la faveur de la réforme des valeurs locatives qui débutera en 2016-2017 une hausse incontournable de la pression fiscale sur les familles, puisque le développement économique ne produira pas d’ici 5 ans (ni 10ans d’ailleurs) les recettes escomptées par notre nouveau maire BATISSEUR (suppression de la taxe professionnelle oblige)!
    Mais la ficelle sera trop grosse ou trop fine c’est selon de quel côté on se place! Dans les deux cas, elle rompra! Et c’est bien triste parce qu’en attendant, la ville souffre de l’absence de vision et de perspectives claires, elle est prise au piège d’une majorité municipale déjà bien usée après seulement 11 mois d’exercice du pouvoir local! Non seulement ce DOB ne répond pas à la réglementation du CGCT (absence de tableau détaillé de la PPI – un élu PS a d’ailleurs à juste titre évoqué le risque d’invalidation du DOB pour non respect de la clause de transmission des informations pertinentes nécessaires au débat) mais il laisse entrevoir les difficultés en interne d’une majorité (publiquement) déchirée sur la stratégie à suivre, en plus de lever difficilement le voile sur des orientations budgétaires construites sur des éléments peu fiables et suréalistes, c’est le cas de la ligne « intérêts de la dette » dont tout porte à croire qu’elle sera plus importante que ce que les élus ont prévu et effectivement inscrit dans le DOB.Après tout ce n’est qu’un DOB, attendons de voir le budget prévisionnel…ô patience!

    Bon courage aux Grovillejuifois!

    Une grosse bise…

    La Grolandaise

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